| Biographie |
Fêtes de Belgique
Enfin en 1970-1971, Storck abordera un autre aspect de l'anthropologie: l'effusion collective des fêtes populaires: Fêtes de Belgique est une somme comportant dix volets, dédiés à James Ensor et Michel de Ghelderode. Cette œuvre relève autant de l'univers pictural que de l'ethnographie européenne. Storck montre comme une explosion de couleurs, carnavals et processions sans s'abandonner à la faculté (et à l'insignifiance) du discours impressionniste. Il s'est livré ici à une longue et exemplaire enquête folklorique préalable en s'entourant des conseillers les plus avertis. Mais il renonce délibérément au commentaire didactique, nous ouvrant sans restriction au plaisir de l'image et du son. C'est sans commentaire encore qu'Henri Storck célèbrera la fabrication de l'acier dans les hauts-fourneaux de Wallonie dans cet autre chef-d'œuvre lyrique qui est le très court métrage Les dieux du feu (1961). Dans sa pleine maturité Storck caresse le projet d'en revenir à la fiction pure, abandonnée depuis Idylle à la plage. Après le banc d'essai d'un court métrage basé sur le problème de l'enfance délinquante (Au carrefour de la vie, 1949), il réalise un long métrage sur un scénario de Charles Spaak, Le banquet des fraudeurs (1951). Le film est interprété notamment par Françoise Rosay et Paul Frankeur. Fidèle à l'esprit du cinéma du réel, Storck illustre une série de problèmes sociaux en prenant prétexte de la naissance du Benelux. Il traite avec humour, des embarras du passage des frontières dans un village belge situé au carrefour de l'Allemagne et des Pays-Bas. Il plaide ainsi de manière plaisante en faveur de la future Union européenne. |
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